L’osmothèque……..Quésako ?

Après une visite très enrichissante au musée des parfums de Chartres, et oui il n’y a pas que la Cathédrale, nous avons eu envie de découvrir l’Osmothèque à Versailles.

L’Osmothèque quésako ?

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Pas très connue j’en conviens, je n’en avais jamais entendu parlé avant d’aller à Chartres.

Nous avons donc décidés de nous accorder une journée pour sentir autre chose que de la peinture puisque nous avons été dans les travaux une dizaine de jours.

Nous avons assistés à une conférence sur l’histoire des parfums et eu la chance de sentir des parfums très rares, très anciens, du grande valeur et pour certains complètement disparus mais conservés à l’Osmothèque.

Les parfums sont certainement les plus fragiles et les plus évanescentes de toutes les créations humaines. Et pourtant ils marquent très durablement les mémoires. Que faire lorsque les parfums ont disparu des circuits commerciaux ? Où les retrouver ?

L’Osmothèque, association Loi 1901, a été inaugurée le 26 avril 1990.

Premier conservatoire de parfums de l’histoire, elle préserve ces créations si vulnérables et si précieuses de l’usure du temps, de la perte et de l’oubli.

Collection vivante de parfums existants ou disparus, elle protège le patrimoine mondial de la parfumerie.
La collection de l’Osmothèque représente aujourd’hui, plus de 3 000 parfums, dont 400 disparus.

Des trésors fragiles. La collection est regroupée et stockée dans un local spécialement aménagé pour la conservation des parfums :

– Absence de lumière diurne
– Température constante à 12° C
– Conservation dans un conditionnement sous atmosphère d’argon (gaz neutre)
– Évaluation régulière par les osmothécaires

 Une des tâches de l’Osmothèque consiste à recenser des parfums connus ou retirés de la vente, grâce à la participation :

– des maisons de parfumerie, créatrices et propriétaires de parfums
– des sociétés de composition, créatrices de parfums et parfois détentrices de formules  de parfums disparus
– de quelques particuliers, héritiers de maisons de parfums disparues.

Les formules de parfums ne sont pas données mais confiées à l’Osmothèque qui en est dépositaire et restent toujours la propriété de celui qui les a prêtées. Pour cette raison, elles ne peuvent en aucun cas être consultées ni utilisées dans un but commercial.

L’Osmothèque refait les parfums disparus avec soin en respectant rigoureusement leur formule d’origine. Lorsque la ou les matières premières ne sont pas disponibles, le parfum n’est pas reconstitué. L’Osmothèque n’exerce pas une fonction d’interprète mais d’archiviste.

Cette visite qui à duré environ 2h30 est passée très vite.

Le conférencier était un passionné qui a travaillé pour les plus grandes maisons de parfums et participé à la création de certain grand cru a su nous faire participer en essayant par exemple de nous faire deviner certaines odeurs, ce qui est loin d’être chose facile.

20140716_140829_resized (3)(Une partie d’un orgue à parfum)

20140716_162602-1_resized (3)(Une bouteille rare)

20140716_140815_resized (3)(certaines bases naturelles qui servent à l’élaboration d’un parfum)

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(coffret de parfums anciens)

20140718_103853-1_resized (3)Un aperçu des échantillons de parfums rares ou disparus sentis.

*Parfum Royal – Premier siècle, disparu, unisexe, créateur inconnu (tenace avec des touches de cannelle, girofle, miel)

* Eau Reine de Hongrie -1347, disparu unisexe, créateur inconnu ( un doux parfum de romarin)

* Eau de Cologne Napoléon à Saint Hélène – 1812, (Un mélange de citron et de lavande entre autre)

* Fougères Royal d’Houbigan – 1888, (un parfum un peu vert et masculin)

* Rose Jaqueminot de Coty – 1904, disparu, féminin (un de mes préférés, une immersion dans un immense bain de roses)

* Ambre antique de Coty – 1909, (un parfum un peu trop fort à mon gout)

*Le fruit défendu de Paul Poiret – 1914, (un parfum poudré très féminin)

* Le Chypre de Coty -1917, (un parfum qui porte bien son nom mais trop fort à mon gout)

* Tabac blond de Caron – 1919, (un parfum léger avec une légère odeur de tabac)

* Crèpe de Chine de Millot – 1925, ( un parfum fleuri très féminin)

* Iris gris de J. Fath – 1947, (Une petite merveille)

* Vert Vert de Balmain – 1947, disparu ( des senteurs vertes comme son nom l’indique aussi  bien masculin que féminin)

* Féminité du Bois de Shiseido – 1992, (léger et plus classique)

La plupart sont très forts et très entêtants, beaucoup plus tenaces que nos parfums actuels. A l’époque ils n’hésitaient pas à utiliser des matières premières rares en très grandes quantités. De nos jours cela reviendra trop cher à fabriquer.

Si vous aimez les parfums, l’histoire et que vous êtes un peu curieux, je vous recommande cette petite visite. Attention c’est sur réservation sur leur site !

Bonne découverte,

J’espère que ça vous à plu.

Passionnément vôtre……………….

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16 réflexions au sujet de « L’osmothèque……..Quésako ? »

  1. Super de chez Super,
    J’ai adoré ce documentaire et en plus j’ai appris beaucoup de choses.
    Merci je me suis « régalée ».
    Passe une douce journée
    Bisous
    Maryse

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